djenine mini jaliyeur

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Posté le:: 26/11/2006 14:44:22 Sujet: Egypte : le voile de la discorde |
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Les propos du ministre de la culture ont soulevé un tollé chez les islamistes
samedi 25 novembre 2006, par Falila Gbadamassi
Les récentes déclarations du ministre égyptien de la culture, Farouq Hosni, qui a qualifié le port du voile « de retour en arrière », ont relancé la polémique autour du voile dans la société égyptienne. Dautant que les islamistes représentés, entre autres, par les Frères musulmans, constituent la majorité à lAssemblée nationale. Ils ont demandé la démission de M. Hosni.
« Nous avons connu une époque où nos mères fréquentaient les universités et les lieux de travail sans être voilées. Cest dans cet esprit-là que nous avons grandi. Pourquoi donc ce retour en arrière aujourdhui ? ». Ces propos du ministre égyptien de la Culture, Farouq Hosni, rapportés par le quotidien indépendant Al-Masry Al-Yom, ont relancé la polémique autour du voile islamique (hijab) en Egypte et le dilemme dun pays dont la religion dEtat est lIslam. Le président du parlement égyptien, Fathi Sourour, a demandé, lundi dernier, que le ministre comparaisse devant les commissions de la culture et des affaires religieuses.
Une « invitation à lobscénité »
Outrés, les Frères musulmans, majoritaires au parlement égyptien ont réclamé, la semaine dernière, la démission du ministre, un pilier du régime dHosni Moubarak, et des excuses officielles. Ce à quoi le responsable égyptien a rétorqué que ses propos, tenus dans un cadre informel, nétaient pas destinés à être publiés, et quil ne présenterait pas dexcuse. « Je naime pas le voile, mais je nempêche personne de le porter. Où est le problème ? », a affirmé le ministre à la télévision nationale.
Le député Hamdi Hassan, issu des rangs des Frères musulmans et à lorigine de la motion, a indiqué que « si M. Hosni a des opinions personnelles sur quelque sujet que ce soit, il devrait les garder pour des conversations privées, et non utiliser sa position officielle pour les imposer à lopinion publique en donnant des avis qui sont contraires à nos principes traditionnels et religieux ». Pour le numéro 2 de la confrérie, Mohamad Habib, qualifier le port du hijab dun « retour en arrière » est une « invitation à lobscénité ». Les oulémas de luniversité Al-Ahzar, la plus importante institution du monde sunnite ny sont pas, non plus, allés de main morte pour critiquer le ministre de la culture. Dans un communiqué, linstitution a affirmé rejeter « avec force les propos récents concernant le voile de la femme, qui est lun des ordres divins selon le Coran et le consensus des musulmans depuis 14 siècles ».
Une manuvre politique ?
Les musulmanes égyptiennes avaient pourtant protesté, dans les années 30, contre cette coutume vestimentaire qui, dans les années 60, est complètement passée de mode. Néanmoins, en Egypte, depuis quelques années, le port du voile connaît un regain dintérêt avec le retour en force des mouvements islamiques et sous « linfluence du wahhabisme saoudien », a confié à lhebdomadaire égyptien Al-Ahram, Iqbal Baraka, la rédactrice en chef de la revue féministe Hawaa. Ce nest pas la première fois quil suscite des remous au sein de la société égyptienne. En 2003, déjà, des présentatrices de la télévision nationale avaient affirmé quelles avaient été boycottées à lantenne pour avoir arboré le voile. Plus récemment, cest le port du voile intégral (nigab) qui a été à lorigine dune controverse à luniversité dHelwan, au Caire.
Des intellectuels dont le cinéaste Youssef Chahine ont fait part de leur soutien au ministre de la Culture à travers un communiqué de presse. Ils y affirment que M. Hosni a donné « un avis personnel (sur) un sujet qui ne touche pas à lessence de la religion ». Mais selon les politologues, comme Diaa Rachwane, chercheur au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques dAl-Ahram (CEPS), interrogé par lhebdomadaire Al-Ahram, les propos de celui qui est à son poste depuis 19 ans - ce qui fait de lui le plus ancien ministre du gouvernement égyptien, sont un leurre. Ils représenteraient un moyen « de détourner lattention et (de) diviser lopposition » au moment où le pays doit sengager dans une réforme politique. Les Frères musulmans souhaitent en effet un changement constitutionnel pour plus de démocratie, alors que le président Moubarak ne fait plus mystère de sa volonté de rester Chef dEtat à vie. _________________ Vivre sous occupation, c'est l'humiliation à chaque instant de sa vie ...
Résister à l'occupation, c'est vivre libre !
Aujourd'hui Gaza, demain Al-Qods !
( J comme Jeudi mais aussi comme Jénine ) |
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